Support : Version Femina – La Voix du Nord
Date : 28 octobre 2006
Livre promu : Collection 7 Place du Marché, éditions Dormonval
Titre : Petits festins entre voisins
Auteur : Marie-Laure Fréchet
C’est l’histoire d’une fille du Nord partie s’installer en banlieue avec son amoureux. Et comment elle se fit plein d’amis en deux coups de cuillère à pot.
Belle histoire que celle de cette grande jeune femme blonde. « Je me suis beaucoup cherchée », confit dans un éclat de rire Anne-Cécile Fichaux alors qu’elle fête ce jour-là la sortie d’une série de livres de cuisine qu’elle a co-écrit avec son fiancé Jérôme Odouard.
Née dans la métropole lilloise, il y a 26 ans, elle quitte la région alors qu’elle rentre au collège et jeune ado, se passionne… pour le chinois, qu’elle étudie jusqu’en fac, pendant 7 ans. « Finalement, je me suis aperçue qu’il y avait des choses plus intéressantes que la littérature chinoise du IIIe siècle ! » Elle s’oriente alors vers la gestion hôtelière et rencontre Jérôme à Paris. « J’ai d’abord squatté ses 24 m², avant qu’il se décide à acheter plus grand ». Le jeune couple tombe, il y a deux ans, sur un ensemble de lofts aménagés dans une ancienne serrurerie de Bagnolet. Il y rencontre surtout Olivier et Sophie, Baligh et Sophie, Léo et Claire. Jeunes comme eux, évoluant dans des métiers créatifs, adeptes de petites bouffes entre copains. Le soir, la petite bande se retrouve pour échanger des bons plans, commenter l’aménagement de leurs appartements et fêter la fin des travaux.
Entre ces huit-là, les talents ne manquent pas : Sophie, particulièrement douée pour la déco, donne de précieux conseils. Jérôme, ancien cameraman reconverti dans la production audiovisuelle, prend des photos et rêve d’écrire un livre. Quant à Anne-Cécile, elle fait des merveilles en cuisine. « Déjà, dans mon groupe de copines, c’était chez moi qu’il fallait venir pour manger autre chose que des pâtes carbo », raconte-t-elle. Il faut dire que la jeune femme a été à bonne école. Sa maman, Brigitte Wattiez-Fichaux, ancienne prof de physique-chimie, s’est reconvertie, il y a une quinzaine d’années, dans la diététique et a longtemps donné des cours de cuisine dans la métropole lilloise. « Il m’arrivait de l’accompagner et de l’aider à préparer des repas pour trente personnes. »
Anne-Cécile et Jérôme commencent à rédiger une série de livres de cuisine thématiques et pratiques : le wok, les tapas, les papillotes… Dix-huit titres au total, à la grande surprise de la maman : « Elle n’aurait jamais imaginé que je fasse cela. Elle a beaucoup apprécié, sauf le livre sur la cuisine au micro ondes qui l’a beaucoup choqué ! ».
Entre cuisine et déco
Tandis qu’Anne-Cécile et Jérôme font la popote, le loft commence à prendre fière allure. Et l’idée s’impose de lancer une nouvelle série de livres, basée cette fois sur chacun des couples, mêlant cuisine et déco. Olivier et Sophie, dans leur grande cuisine ouverte, partagent leurs apéros. Claire et Léo, dans leur intérieur design, maîtrisent parfaitement les cakes, Baligh et Sophie, dans leur petit nid d’amour, livrent tous les secrets de la cuisine du Maghreb et jouent la carte des desserts. Quant à Jérôme et Anne-Cécile, ils ont opté pour la cuisine au wok et les petits-déj, tout en signant l’ensemble des ouvrages, dans une collection intitulée « 7, place du Marché ». Curieux hasard ou signe du destin ? Au moment où la collection arrivait en rayons, le jeune couple devait quitter la co-propriété, car Anne-Cécile vient d’être embauchée comme adjointe de direction dans un grand hôtel de l’île de Ré. Qu’importe, Jérôme envisage déjà une nouvelle série basée sur sa dulcinée.
Leur reste-t-il encore du temps pour cuisiner ? « On fait la cuisine à tour de rôle, une semaine sur deux, avoue Anne-Cécile. C’est une bonne façon de se surprendre. » Pour sa part, même loin de sa région, elle continue de cuisiner les produits de notre terroir et tente de les faire apprécier à son fiancé, originaire de Saint-Etienne. « Je viens de rater un poulet aux spéculoos et pas question de lui faire manger du maroilles, il déteste. Mais je ne désespère pas de lui faire aimer les endives. Ma mère a bien séduit mon père avec un gratin ! »